La Corse

Île de beauté

La découverte de Bastia

les quartiers du XIX e siècle.

Bastia est partagée en deux quartiers autour du vieux port : la ville basse, la plus ancienne (Terra Vecchia) et la ville Haute (Terra Nova)

De la place Saint Nicolas au Boulevard Paoli.

La place Saint Nicolas se présente comme un superbe belvédère sur les iles de l’archipel toscan de Capraja,  Elbe,  Pianosa et Monte Christo. Elle est bordée d’immeubles toscans du XIX ème siècle aux jolies façades colorées. Parallèle à la place, le boulevard Paoli, l’une des plus belles artères de la ville, est encadrée par une enfilade d’immeubles hauts de cinq à six étages. Cette rue commerçante la plus animée de la cité, est aussi une des plus bourgeoises. Dès sa construction elle a accueilli nombre de notables et de commerçants qui, séduits par la modernité et le confort de ses appartements, cossus, ont délaissé leurs vieux quartiers incommodes.

place st nicolas

En haut du boulevard se trouve le collège, et telle une vigie le Palais de Justice. Parallèle au boulevard la rue Campinchi, plus intimiste et culturelle. Elle abrite le cinéma, Le Régent et le centre culturel « Una volta ». Une volée de marches vous amène à la rue Favalelli où se situe le théâtre et la bibliothèque.

Le théâtre de Bastia :

La tradition veut que le nom de la « Scala » soit associé au Théâtre Municipal, car à l’origine, la salle rappelait par sa forme enfer à cheval, celle de la scala de Milan. La confusion vient surtout du fait que l’étude de l’édifice  fut confiée à l’architecte italien Andrea Scala. L’ inauguration eut lieu le 15 novembre 1879, avec une représentation des mousquetaires de la Reine. Le théâtre accueille des festivals, des concerts et des pièces  de théâtre.

theatre

L’Immaculée Conception.

immaculée de concetion bastiaSon édification en 1589 est lié à une querelle intestine qui amena les dissidents, de la confrérie de Saint Croix, a construire ce monument qui devait dépasser en splendeur la richesse de Santa Croce ! Outre la voute représentant l’Immaculée de conception, l’église recèle des pilastres tendus de somptueux velours de gènes du XVI ème siècle, une statue de la vierge en argent et un trésor religieux situé dans la sacristie.Il servit comme lieu de réunion pour les séances du parlement Anglo-Corse de 1794 à 1796. A cette occasion, le trône du Roi Georges III d’Angleterre était installé au milieu de la nef.

De la rue Napoléon à la rue Droite

En haut de la place Saint Nicolas, on pénêtre dans la rue Napoléon où s’élèvent les magnifiques églises de la conception et de Saint Roch. Pascal Paoli encouragea ici l’installation de juifs israélites pour favoriser le commerce. Rue Général de Carbuccia se trouve l’un des plus  anciens quartiers résidentiels, comprenant de vastes appartements plafonds peints, des portails à pointe de diamant et des niches à statues. Plus loin commence la rue droite, qui est la plus tortueuse de la ville ! A voir l’église Saint Charles, les 3 fontaines érigées sur une source naturelle et la maison  Caraffa. Ici la communauté maghrébine est majoritaire. Chômage, insalubrité, tensions avec les corses est un des quartiers les plus « chauds ».

La Maison Rivarola

casa rivarolaAu  XVIIIe siècle, Guiseppe Barbaggi, le ministre des finances de Pascal Paoli fit l’acquisition de cette demeure située rue de Générale de Carbuccia. Le Général y rendait visite à la Monaca Rivarola qui fût son espionne. En cas d’attaque des Génois, il n’avait qu’à emprunter le souterrain qui traverse la maison pour se retrouver à l’air libre, dans la rue Saint Angelo. La demeure à accueilli en 1815 le roi déchu Murat.

La Maison Caraffa

Dans une des plus ancienne bâtisse de Bastia vécut la famille Caraffa qui fit carrière dans la magistrature. La grande salle abrite la bibliothèque de 15000 ouvrages reliés et 10 000 mille livres brochés, ainsi que des tableaux. On trouve au troisième niveau l’étage noble, avec les appartements de réception spacieux et hautement voûtés. Il est visible de l’extérieur de par sa hauteur, ses grandes baies, ses balcons massifs soutenus par de puissants corbeaux.

balcon caraffat

Du marché au vieux port.

Le marché:

Les habitants du quartier y disputaient autrefois d’interminables parties de loto. La place est le ralliement des vendeurs de fruits, légumes, charcuteries, de poissons et crustacés, ainsi que d’autres produits gastronomiques corses.

l’église Saint Jean-Baptiste

La plus grande église de la ville fût construite en 1636 à 1666. elle possède une haute nef et deux collatéraux à l’ordonnance baroque ainsi qu’un décor précieux : autel en marbres polychrome et grandes orgues provenant des ateliers Tronci de Pistoia.

saint jean baptiste bastia

Citadelle ou Terra Nova

Dans ces rues au charme fou veillent les statues de la vierge offertes à la ville par les confréries ou par des particuliers reconnaissants. Une concentration de monuments historiques (Palais des gouverneurs et des nobles Douze, couvent des Turchine, Oratoire Sainte Croix, Cathédrale Sainte Marie, ancienne prison Saint Claire….) et des immeubles majestueux reliés par des placettes nous transportent hors du temps. cette cité fût jadis habitée par des familles bourgeoises qui la délaissèrent dans les années soixante pour s’installer dans des logements plus modernes. Depuis quelques années ce quartier connait un regain d’intérêt. La citadelle promet bien des promenades romantiques.

 Le Palais des Gouverneurs

Le palais fut le siège du pouvoir Génois jusqu’à la conquête française en 1768. La plus grande partie du bâtiment date du XVII e siècle. Il héberge aujourd’hui le musée municipal, ancien musée d’ethnologie corse. Outre la rénovation du palais, les travaux ont permis de rebâtir un quart du monument qui avait été détruit en 1943 lors des combats pour la libération de la Corse. Le nouveau musée a été inauguré en juin 2010.

palais des gouverneurs

La Cathédrale Sainte-Marie

La Cathédrale fût consacrée en 1625 par Mg Del Pozzo, évêque de Mariana. De style baroque, l’intérieur est richement décoré. Avoir son maître autel en serpentine et les stalles du cœur en noyer. L’église possède des orgues historiques datant de 1844. Celles ci parmi les plus belles d’ Europe. La nuit de Noël, les fidèles se pressent pour assister au spectacle religieux où s’élèvent les plus magnifiques voix de la ville. Elle abrite le groupe monumental représentant l’Assomption de la Vierge qui est une œuvre du XVIIIème siècle entièrement réalisée en argent, pesant près de 600 kilogrammes.

sainte-marie

De Gaudin à Saint-Joseph

La physionomie de la ville ancienne change d’aspect. La transformation est en encore plus vraie dans le faubourg Saint-Joseph  qui est devenu  le quartier des immigrés d’origine Maghrébine, africaine et portugaise.

L’église Saint -Joseph

Erigée entre 1626 et 1635, l’église fut celle des Servites de Marie qui officièrent jusqu’en 1791, date de sa fermeture qui marqua la vente du couvent et de l’église.  C’est ainsi qu’une bulle papale créa la confrérie et rendit l’église aux fidèles.

La Fontaine de Ficaghjola.

C’est ici qu’eu lieu le miracle du 8 septembre au XIX e siècle, une rocher de plusieurs tonnes se détacha au-dessus du lavoir où des mères de familles faisaient la lessive, n’en blessant aucune. Depuis le quartier invoque A Madonna di Ficaghjola.

fontaineLe Cimbalu

Ce bâtiment est décoré d’un trompe l’œil représentant des personnalités qui ont marquées l’histoire de Bastia. Cette grande peinture murale fut commandée en le cimbalu1998 à Jean-Paul Mattei. On peut y voir, de haut en bas et de gauche à droite, le gouverneur Leonello Lomellini, le baron Galeazini, la contre-révolutionnaire Fiora Oliva, le chanoine Letteron, le maire Émile Sari et les trois plus grands ténors bastiais : Vezzani, Luccioni et Brunini.

le cimbalu

Quelques photos :

bastia bastia ville de bastia

 

Voir aussi Bastia et sa place st Nicolas. Goutez à la boutargue, met de luxe, exclusivement bastiais.