La Corse

Île de beauté

Tour de l’île

Le grand tour de l’île de beauté : étape par étape pour vos vacances en corse.

La Corse est un raccourci de toutes les beautés de la planète. Combien de temps pour en faire le tour ?  « Ne comptez pas le temps, prenez –le pour musardez et délectez-vous car la Corse vous présentera mille facettes colorées de granit noir, rose, gris ou verts de falaises crayeuses. Et toutes ces pierres sont enchâssées dans un maquis magnifique sur fond d’azur ».

Le tour de Corse qui emprunte aussi les chemins du maquis, commence par le Cap, ce doigt pointé vers le continent, dont les ignorants disent qu’il est pelé. Rien n’est plus faux. Les vallées étonnent par leur abondante verdure. Par la route de San Martineo di Lota à Miomo, on découvre tout l’archipel toscan et en particulier les îles Elbe et de Montecristo. En empruntant la route de la corniche de la vallée de Brando, on plonge sur le village Erbalunga dont les maisons sont à ras de l’eau. Si les Corses appellent fièrement leurs petits ports des « marines », c’est que chacun d’entre eux méritent d’être peint. La marine de Pietracorbara a longtemps conservé les vestiges de la dernière guerre avec trois péniches échouées sur le sable… De Santa Severa, Les Bastiais font ce qu’ils appellent le petit tour du Cap. Tout en haut, comme une sentinelle se dresse la tour de Sénèque qui doit son nom à l’exil que connut le philosophe romain. Arrivée au col de Sainte-Lucie, on comprend que l’on dise de cette vallée de Luri : « Dieu la fit dans un sourire » A Pino, petit port de pêche, les tours génoises alternent avec les sarrasines… Si l’on tourne à droite, on rallie un joyau du Cap : Centuri.  Il faut aussi voir Tollare et Bargaggio, juste en face de la Giraglia qui est l’île du bout du cap Corse. Mais si de Pino, l’on tourne à gauche, alors surgissent les villages sentinelles comme le fantastique Nonza et sa cascade de figuiers de Barbarie… Enfin Saint Florent, tout juste après Farinole, qui a donné son nom à un célèbre muscat. Dans ce port de plaisance, nombreux hommes connus ont leur résidence.

Tout autour de Saint Florent, la région du Nebbio et sa Conca d’Oru égrène un capelet de villages en nids d’aigle avec des routes en corniche…Au plus haut Murato et sa chapelle pisane de San Michèle, dont la légende dit qu’elle a été construite en une nuit. Murato  a même donné un président de la République au Venezuela Raoul Leoni.

Aujourd’hui la Balagne est un des atouts touristiques majeurs de l’île. Il faut dire que lorsque l’on est sur le port de Calvi, la vue de ces montagnes souvent encapuchonnées de neige, est fascinante. Calvi qui  revendique la naissance de Christophe Colombe possède aussi un fameux palais génois. Pour concurrencer Calvi qui jura fidélité à Gênes Pasquale Paoli, le père de la patrie, fonda île Rousse. Bardée de plages au sable fin, elle est devenue, avec sa célèbre place des Platanes, une station très courue. Mais la Balagne  est aussi un arrière pays qui fût toujours considéré comme le grenier de la Corse. Les oliviers donnent une huile délicieuse qui durant la dernière guerre permit à bien des Corses de mieux supporter les affres des privations. A Corbara tout près de l’île Rousse, une fille du pays, Davia Franceschini, fut enlevée par les Maures et le Sultan du Maroc la trouva si jolie qu’il en fit une reine. Village fortifié sur le piton, Sant’Antonino garde son isolement superbe. Une route en corniche mène à Montemaggiore, la patrie véritable de Don Juan. En Balagne, il ne faut pas manquer  Pigna, village de l’ artisanat corse, un couvent domine ou l’ancien ministre Pierre Peyrefite vint faire une retraite. Plus loin sur la route des mille virages, Galéria et sa plage de galets ronds offre une belle halte aux robinsons des côtes sauvages. Puis Girolata ou l’on ne peut atteindre qu’à pied par un sentier muletier Crique dominée par un vieux castel, elle parait se laisser bercer pour l’éternité par les embruns et par l’odeur des eucalyptus. Ceux qui ont le bonheur de venir par la mer sont vraiment des privilégiés, d’autant que la réserve de Scandola, avec ses balbuzards n’est pas loin.

Et puis Porto, vous arrive comme une carte postale : du vert, du bleu, du blanc, le tout sur fond de roches rouges. Une jolie rivière semble vous dire « Grimpez jusqu’à ma source, là haut vers le mont Cinto ». Que de village à découvrir, dont Evisa précédé du fantastique canon de la speluncata ! tout le monde ici s’appelle Ceccaldi. N’est-ce-pas le village du comédien  Daniel Ceccaldi? Après la rhaspsodie rose des calanches tombant sur la mer, voici Gargèse la grecque. D’ Evisa en passant  par la châtaigneraie de Cristinacce, on arrive au col de Sevi pour dévaler vers Vico, agréable Bourg qui est la clef de voûte de la région des plages et des criques de Sagone. Le village de Renno, enfoui dans la verdure, est un des plus beau hauts de Corse. Sur le col de San Bastiano, une stèle commémore, l’aventure des frères Capazza qui avaient traversé la méditerranée en montgolfière. Depuis le continent pour gagner leur terre natale. La route coupe à l’intérieur pour descendre sur la ville impériale : Ajaccio. Des îles sanguinaires, qui s’embrasent  au coucher du soleil, à la pointe de Castagna qui domine les récifs au sud du golfe, on cède à la douceur ajaccienne. La ville qui vit naitre selon Chateaubriand «  le plus grand souffle que le monde n’ai jamais porté » reste profondément imprégnée du souvenir de Napoléon. Avant de quitter le golfe d’Ajaccio, il faut grimper jusqu’à la Punta pour visiter le château des Pozzo di Borgo.

De Porto-Pollo à la porte de Campomoro, le golfe de Valinco offre de nombreuses plages souvent enchâssées dans des roches noires. Tout au fond Propriano. Son port de plaisance est très fréquenté par les adeptes de la navigation en Méditerranée. Les villages  tout autour groupent des maisons en granit : comme Saint Lucie de Tallano pour sa fameuse diorite orbiculaire, et Fozzano qui fut le village de Colomba, l’héroïne de Prospé Mérimé. Propiano est aussi le point de départ pour visiter le site Archéologique de Filitosa, ses menhirs et ses statues géantes. Sur la route qui remonte vers Sartène, en bifurquant à l’endroit dit A Madunina, en direction de Sainte Lucie de Tallano, on découvre « le petit Niagara » : la rivière abonde en magnifiques chutes.

Sartène n’est pas peu fière d’être appelée « la plus corse des villes corses » Construite sur un piton, elle domine la vallée du Rizzanese et dans la dédale de ses ruelles, on devine une vie austère et d’un caractère à toute épreuve. Ce n’est pas étonnant qu’à pâques,  l’on revive avec ferveur la passion du Christ le « Catenacciu ».

L’Alta-Rocca, le fiel montagneux d’une ancienne seigneurie. Dans le cœur de Corse du  Sud, on restaure des bergeries, on développe les plantations de châtaigniers, on ouvre des gîtes ruraux, on attire des artisans. La mise à jour en 1959 d’une forteresse de l’époque torréenne,  le Castello de Cucuruzzu à réveillé cette région ignorée des étrangers. Les objets de l’âge de bronze  découverts dans les environs sont été réunis au musée de préhistoire de Levie.  Au-delà de Zonza, défiant le ciel et les civilisations mortelles, surgit le plus énigmatique livre de la pierre que la nature ait pu sculpter en méditerranée : les aiguilles de Bavella, des grandes orgues en porphyre roses qui flamboient à l’aurore.

Entre Sartène et Bonifacio, on rejoindra la civilisation des mégalithes au site de Cauria pour mieux admirer ensuite le chef d’œuvre du lion de Roccapina qui, selon un dicton corse « veille sur la marine tandis que l’homme veille sur la montagne »

Bonifacio le bout de la Corse.. Une cité à nulle part autre pareille de ses hautes falaises, elle parait veiller sur la mer en regardant la sardaigne.

Sur la côte orientale, Porto-vecchio, aussi baptisé « cité de sel »est entourée de plages à rendre jalouses toutes les Seychelles du monde. De Solenzara, on pénètre dans le Fiumorbo, région farouche à sa devise « Fiu’orbu fara da se » = le Fiumorbo fera ce que bon lui semble. C’est  dire à quel point ici on ai attaché à ses principes. Les montagnes qui entourent Prunelli, Chisa, Solaro ont été des bastion de résistance contre de nombreux envahisseurs

Aujourd’hui dans la plaine orientale bien des vignes ont été plantées par des pieds noirs rapatriés. De Ghisonaccia, une courte escapade vers l’intérieur pour rejoindre un balcon sur la mer : Cervionne qui abrita Théodore de Neuhoff. Aventurier allemand réussit à se faire sacrer roi de Corse en 1736. La route de la plaine orientale peut paraitre assez banale car elle est à l’intérieur des terres plates et son déroulement monotone donne la nostalgie du maquis et des rivages corses. Mais Aléria est une bonne escale pour qui veut connaitre l’histoire de la Corse. L’ancienne « Alaïa » fut la capitale de l’île et bien des envahisseurs y séjournèrent. D’Aléria, on quittera de nouveau le borde de mer pour s’enfoncer vers l’intérieur en direction de Corte, sans conteste la Capitale historique de la Corse. C’est pour cela que l’université y fut implantée. A l’est de Ponte-leccia,  Morosiglia est cher au cœur des Corses, car Pasquale Paoli y naquit. Sur la route de Bastia Ponté Novo, un haut lieu de la lutte pour l’indépendance. Une célèbre bataille qui vit la France l’emporter eut lieu tout le long du plus grand fleuve de l’île, le Golo, dont on dit il coulait rouge sang. La Castagniccia et ses couvents, n’est alors pas loin. Cette région est un hymne aux châtaigniers qui sont l’arbre du pain de l’île. Villages enfouis, hameaux avec des toits en lauzes ont l’eau vivi pour seconde richesse.

Retour au point de départ Bastia, « terminal » du tour de Corse. Bastia ou on parla beaucoup de cette ville lors de la coupe d’Europe en 1978 « forza bastia », à ce jour on en parle encore.

A ne pas manquer la Corse côté plage et la Corse côté montagne

 « le Point »: les Stars en Corse

Depuis quelques années, les maisons de « célébrités » poussent comme des champignons, tout le long du littoral. Toutes plus belles et plus grandes les unes que les autres. Chanteurs, acteurs, animateurs, publicitaires, éditeurs, ministres, capitaines d’industrie… ils sont ainsi quelques centaines du Tout-Paris à s’être installés en Corse pour profiter du calme et de la volupté de l’île. Les hommes politiques ont plutôt jeté leur dévolu sur le cap Corse et Saint-Florent, les artistes sur la Balagne, et le gratin de la communication ou de l’industrie, sur le Sud, de Porto-Vecchio à Bonifacio. En Balagne, au hasard d’une promenade, vous pourrez tomber sur la maison de Jacques Dutronc, accrochée aux hauteurs du village de Monticello avec une vue imprenable sur la baie. voir la suite

La naissance de la Corse en vidéo